24 Heures du Mans: aux Hunaudières, l’ivresse de la vitesse

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Par Gilles Festor

Publié , Mis à jour

Lors de l’édition 1999 des 24 Heures du Mans, la Mercedes CLR de l’Australien Mark Webber part en looping après avoir passé la bosse de Mulsanne à 280 km/h. Le pilote en sortira miraculeusement indemne. FREDERIC LE FLOC H/FREDERIC LE FLOC H / DPPI

ENQUÊTE – Si elle a perdu de sa superbe en étant coupée par deux chicanes, la mythique ligne droite reste un moment de bravoure pour les pilotes. Jacky Ickx, Henri Pescarolo et d’autres la racontent au «Figaro».

C’est un interminable ruban de bitume rectiligne qui fend la forêt sur près de 6 kilomètres. Une portion de la départementale 338 reliant Le Mans à Tours, paisiblement empruntée cet été à 80 km/h par les vacanciers partis à l’assaut du littoral. Mais, depuis mercredi et comme tous les ans, cette artère est devenue la chasse gardée des pilotes des 24 Heures du Mans, qui l’avaleront à bord de prototypes lancés à 350 km/h dans un vacarme et un déchaînement de fureur tels que le sol en tremble sous vos pieds.

Un seul mot d’ordre dans le cockpit: «À fond! À fond! À fond!» C’est autour de ce couloir routier iconique appelé les Hunaudières, long de 5,8 km, que la légende du Mans s’est forgée à partir de 1923. À coups d’exploits, de dépassements aventureux, mais aussi de drames. La ligne droite a très longtemps été perçue comme la quintessence du sport auto dans ce qu’il a de plus abouti: la recherche de la vitesse pure. Et ce quel que soit le prix à payer.

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Il y a plus de trois décennies, le 11 juin

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