À Nice, Russes et Ukrainiens marqués par les tourments de l’histoire

Une femme enveloppée dans un drapeau national ukrainien téléphone lors d’une manifestation contre l’opération militaire russe en Ukraine sur la Promenade des Anglais à Nice, dans le sud-est de la France, le 24 février 2022. VALERY HACHE / AFP

REPORTAGE – Après l’Île-de-France, les Alpes-Maritimes sont le premier département d’accueil des réfugiés ukrainiens. Il faut remonter dans son histoire pour en comprendre les raisons.

À l’intérieur de l’ancien hôpital Saint-Roch, dans l’est de Nice, quelques âmes silencieuses fourmillent sous la grande verrière. Certaines se dirigent discrètement vers les fournitures et les habits mis à disposition gracieusement par les habitants de la ville, d’autres viennent demander des conseils, ou simplement se retrouver autour d’un bon café servi par des volontaires. Il est 9h30, et le cours de français va bientôt commencer. Parents et enfants gagnent alors leur salle de classe, séparés par une porte. La Ville de Nice a tenté de ne pas trop les éloigner, pour ne pas créer d’angoisse pour ces familles ukrainiennes qui ont vécu la guerre.

Un enfant ukrainien en cours de français dans l’ancien hôpital Saint-Roch, à Nice, le mercredi 23 mars 2022. Jeanne Sénéchal / Le Figaro

Au programme ce matin pour les parents : la conjugaison. Mais ce jour-là, la leçon ne sera pas dispensée en ukrainien, la professeure ne parlant pas la langue. Le cours sera dispensé en russe par Valentina, arrivée de Russie il y a cinq ans. Lorsque la guerre a éclaté, Valentina s’est immédiatement mobilisée. Elle savait que la langue serait…

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