Birmanie: reprise du dialogue avec l’Asean

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Par François Camps

Publié , Mis à jour

Le premier ministre cambodgien, Hun Sen, a rencontré le général putschiste Min Aung Hlaing, samedi, à Nay Pyi Taw, la capitale birmane. An Khoun SamAun / National Television of Cambodia (TVK) / AFP

La visite du Cambodgien Hun Sen à Nay Pyi Taw n’a produit aucune percée notable avec la junte birmane.

Ce n’est pas le zéro pointé, mais presque. Au retour d’une visite de trente-six heures dans la capitale fantôme de Nay Pyi Taw, le dirigeant cambodgien Hun Sen a souligné samedi les «résultats remarquables» réalisés dans l’épineux dossier birman, permis par ses échanges avec le général putschiste Min Aung Hlaing.

En réalité, les pourparlers menés lors de cette première visite d’un chef de gouvernement depuis le coup d’État du 1er février devraient avoir une portée limitée, dans un pays au bord de la guerre civile.

Pas de rencontre avec Aung San Suu Kyi

Dans un communiqué commun, le nouvel homme fort de Birmanie a bien annoncé un cessez-le-feu jusqu’à la fin de l’année 2022. Mais cet engagement restera très probablement sans effet: décidé unilatéralement par la junte, sans la présence de l’opposition, il ne concerne que les groupes armés ethniques, des guérillas qui sévissent le long des frontières birmanes depuis l’indépendance de 1947. «Le cessez-le-feu ne prend pas en compte les explosions de violences dans les centres urbains…

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