Ces «anges gardiens» qui protègent les candidats à la présidentielle

Réservé aux abonnés

Après une séance de dédicace de son livre, Éric Zemmour regagne sa voiture entouré de gardes du corps, le 5 novembre 2021, à Charvieu-Chavagneux. Karim Daher/Hans Lucas

ENQUÊTE – Marine Le Pen chahutée en Guadeloupe, Éric Zemmour agressé en province et exfiltré de la «colline du crack» à Paris, Pécresse enfarinée lors d’un grand oral… Dans la dernière ligne droite d’une campagne sous haute tension, le service de la protection à la personne est en mobilisation maximale. Mission? Éviter qu’une tragédie ne fasse dérailler les élections.

En ce mercredi 16 mars au matin, la guigne s’acharne sur Valérie Pécresse. À la peine dans les sondages, la candidate finit son grand oral devant la Confédération des petites et moyennes entreprises. Satisfaite, elle se dirige vers le premier rang pour saluer l’assistance quand deux membres du collectif révolutionnaire Akira surgissent de nulle part et l’aspergent de poudre rose.

À lire aussiAu SNEAS, ces discrets «anges gardiens» qui veillent sur la République

Quatre jours auparavant, c’est Éric Zemmour qui a été visé par un œuf frais qu’un inconnu lui a claqué sur la tête à son arrivée de Moissac, dans le Tarn-et-Garonne. L’ex-polémiste venait de sortir de sa voiture. L’agresseur, retraité et père d’un enfant autiste, prétend avoir agi pour protester contre les déclarations de l’ancien journaliste sur les jeunes handicapés, en janvier dernier. Les deux incidents, vite relégués au rang d’aléas, ont électrisé les équipes de campagne. «Si cela avait été un couteau à la place d’un œuf ou une enveloppe d’anthrax plutôt que de la farine…», frissonne un policier sans terminer…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 91% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ? Connectez-vous