Complémentaire santé: faut-il instaurer une «grande Sécu»?

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Pour les défenseurs de la «grande Sécu», le système actuel est inégalitaire car les retraités et les chômeurs paient cher leurs contrats individuels, contrairement aux salariés. 113831413/ursule – stock.adobe.com

DÉCRYPTAGE – À l’heure de redéfinir un modèle économique de protection sociale soutenable, le débat pose la question du modèle de société que veulent les Français. Deux camps s’opposent.

Poussé par le ministre de la Santé Olivier Véran, mais vivement combattu par les complémentaires santé, le scénario d’une «grande Sécu», figurant au cœur d’un rapport du Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance-maladie (HCAAM), a mis le feu aux poudres en fin d’année.

Et pour cause, il s’agit ni plus ni moins d’élargir le périmètre de l’Assurance-maladie. Les trois familles de complémentaires (assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance) perdraient 70 % de leur marché de la santé, leur champ d’intervention potentiel se réduisant aux dépenses hors du panier couvert par la Sécurité sociale. Elles deviendraient par conséquent davantage des assurances supplémentaires que complémentaires.

Des frais de gestion coûteux

Les partisans de ce schéma «tout public», avec un financement intégral de la santé par la Sécurité sociale, en espèrent deux avantages: une baisse des coûts de gestion et un meilleur traitement des populations fragiles. Économiquement, le système actuel est en effet coûteux avec sa facturation à double…

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