Congrès LR : les candidats, à l’exception de Denis Payre, ont déposé leurs parrainages

Les prétendants avaient jusqu’à ce mardi, 18 heures, pour déposer les 250 signatures nécessaires à leur candidature.

C’était la dernière ligne droite avant le congrès des Républicains, prévu du 2 au 4 décembre. Les prétendants avaient jusqu’à ce mardi, 18 heures, pour déposer les 250 parrainages nécessaires. Ils seront ensuite examinés pour valider les différentes candidatures. Partis à six dans la quête aux signatures, les candidats ne seront finalement que cinq à pouvoir concourir. Le Figaro fait le bilan des collectes de chacun.

  • Valérie Pécresse partie la première

La présidente de la région Île-de-France a pris ses concurrents de vitesse. Dès le 6 octobre – soit moins de deux semaines après le vote des militants en faveur d’un congrès -, Valérie Pécresse a fait part de ses 250 signatures et s’est ainsi positionnée comme la première candidate à déposer son dossier. Le parti l’avait même rappelée à l’ordre, indiquant qu’il fallait attendre la date du 13 octobre fixée à l’ensemble des candidats.

  • Xavier Bertrand et la «dynamique»

L’élu des Hauts-de-France a de son côté misé sur le nombre. Le 27 octobre, Xavier Bertrand a fait déposer pas moins de 427 signatures, récoltées en deux semaines. Une «preuve de la dynamique» de sa candidature, selon son porte-parole Pierre-Henri Dumont. «Nous aurions pu faire un concours et recueillir 1000 à 15 000 signatures sans problème mais ce n’était pas vraiment l’enjeu», avait-il ajouté.

  • Philippe Juvin a créé la surprise

Il faisait partie des possibles «outsiders». À quelques jours de la date limite, Philippe Juvin a créé la surprise en déposant 271 parrainages au siège du parti. Le maire de la Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), dont la notoriété s’est faite durant la pandémie, ne figurait pas parmi les favoris, et des doutes subsistaient quant à sa capacité à réunir les signatures. Le candidat a finalement réussi à peser auprès des élus locaux. «Nous parlons le même langage et rencontrons les mêmes problèmes», confiait-il alors au Figaro.

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  • Michel Barnier a battu le record

Même si tous ont assuré que ce n’était pas une compétition, il n’empêche que le record a été battu. En ce dernier jour de dépôt, l’équipe de Michel Barnier a déposé 702 parrainages, soit près de trois fois plus que le nombre exigé. «C’est pas vraiment une course à l’échalote», a commenté Daniel Fasquelle, soutien du candidat. «Mais c’était important effectivement de montrer que Michel Barnier est largement soutenu dans le parti et partout en France», a toutefois ajouté le maire du Touquet.

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Dans le détail, 468 maires ont accordé leur parrainage dans «plus de 80% des départements français», ainsi que 62 parlementaires LR, comme l’indiquait Le JDD. «Et beaucoup de parrains sont membres des Républicains, ce qui prouve l’implantation de Michel Barnier dans le parti et au-delà», a encore appuyé l’édile.

  • Éric Ciotti et la«force de frappe»

Dernier à déposer son dossier, Éric Ciotti a récolté quelque 400 signatures, issues de «73 départements différents». «Ça démontre l’indépendance et la force de frappe qui est la nôtre», assure un de ses proches. Et d’ajouter, comme une mise en garde formulée aux autres candidats : «Un parrainage d’élus n’équivaut pas à une adhésion populaire, il ne faut pas confondre les deux. C’est un indicateur, mais qui ne dit rien de l’élection.»

  • Denis Payre veut déposer un recours

Seul prétendant à ne pas aller au bout, Denis Payre se voit contraint d’abandonner la course, faute du nombre de parrainages nécessaire. L’entrepreneur assure avoir réuni une trentaine de signatures en deux semaines, et reproche au parti de l’avoir privé de «sept semaines de campagne». Il a également fait part de sa volonté de déposer un recours auprès du parti, qu’il accuse de ne pas avoir respecté les «principes démocratiques».