Coupes d’Europe de rugby : et maintenant, on fait quoi ?

La deuxième journée des joutes continentales a donné lieu à des reports massifs des matches franco-britanniques. Le flou le plus total règne avant les 3e et 4e journées prévues en janvier.

Une situation qui rappelle les mauvais souvenirs de la saison dernière. En raison des restrictions de déplacements entre la France et le Royaume-Uni, sept matches de la deuxième journée des Coupes d’Europe de rugby ont été reportés vendredi. Alors que quelques jours avant, d’autres matches (notamment ceux du Racing 92 et de Montpellier) avaient eux été tout simplement annulés. Les restrictions prenaient effet samedi à minuit et, dans ces conditions, Lyon a fait le déplacement vendredi jusqu’à Newport pour aller affronter et battre les Dragons. Que dire, sinon, du déplacement de Castres qui est allé défier le Munster en Irlande, un pays non concerné par ces restrictions mais également frappé par la propagation du virus. Totalement incohérent…

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Ce qui a conduit le président castrais Pierre-Yves Revol a poussé un coup de gueule : «Le report de toute la journée aurait été plus logique, compréhensible et clair. J’ajoute que sur le plan sanitaire, la situation en Irlande aujourd’hui ne diffère pas vraiment de celle de la Grande-Bretagne. Donc la différence de traitement se fait sur des considérations politiques et administratives et non pas sanitaire et cela est difficile à comprendre.»

Nous saurons nous adapter avec de belles possibilités puisqu’il restera encore 5 week-ends entre le 8 avril et le week-end de finales à Marseille le 27 et 28 mai 2022

Anthony Lepage, directeur général de l’EPCR

La principale interrogation qui reste désormais en suspens est de savoir comment et quand vont être rejoués ces matches reportés dans un calendrier déjà surchargé. L’EPCR cherche encore la parade. Ainsi, son directeur général Anthony Lepage a expliqué, dans les colonnes de L’Équipe, que «différentes options s’offrent à nous mais il est trop tôt pour n’en garder qu’une. Nous devons y réfléchir et prendre une décision collective.» Et d’ajouter : «Aujourd’hui notre priorité se porte sur les matches du week-end qu’il était important de jouer dans de bonnes conditions et dans le plus strict respect de la santé et sécurité des joueurs. Nous saurons nous adapter avec de belles possibilités puisqu’il restera encore 5 week-ends entre le 8 avril et le week-end de finales à Marseille le 27 et 28 mai 2022.»

Quid des journées 3 et 4 en janvier ?

Plusieurs voix s’élèvent désormais pour que ces matches reportés soient joués en avril, à la place des huitièmes de finale aller, et que les huitièmes se disputent donc sur un match sec. Pourquoi pas… «L’EPCR fournira des informations complémentaires dès que possible et reste en contact direct avec tous les clubs, les ligues et autres parties prenantes», a fait savoir l’instance européenne au moment de l’annonce des reports.

Plus inquiétant, quid de la suite de la compétition continentale ? Car déjà se pose la question de la tenue des matches de la 3e et 4e journée des Coupes d’Europe qui vont venir très vite, les week-ends du 14 au 16 janvier puis le suivant (21-23 janvier). D’ici là, on voit mal les restrictions être levées entre la France et le Royaume-Uni. On prend les mêmes et on reporte encore ?

Dans un peu plus de trois semaines, Toulouse doit se rendre chez les Wasps à Coventry, le Racing 92 aller chez les Ospreys gallois, La Rochelle recevoir Bath, le Stade Français se rendre à Bristol, l’UBB accueillir les Scarlets gallois et Clermont se déplacer à Sale dans la banlieue de Manchester. La nouvelle formule des Coupes d’Europe avec des huitièmes de finale aller-retour a déjà pris du plomb dans l’aile. L’EPCR va devoir trancher rapidement cette situation critique. Qui rappelle, hélas, les galères de la saison dernière.