Covid-19 : 281 morts en 24 heures, 22.749 malades hospitalisés

LE POINT SUR LA SITUATION – Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants : Le Figaro fait le point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19.

Les autorités sanitaires défavorables à une généralisation des masques FFP2, les séjours à l’hôpital plus courts avec Omicron, l’Italie renforce les restrictions pour les non-vaccinés… Le Figaro fait le point ce lundi 10 janvier sur les dernières informations liées à la pandémie de Covid-19.

À lire aussiCovid-19 : les vaccins peuvent-ils augmenter le risque d’infection ?

281 morts en 24 heures, 22.749 malades hospitalisés

L’épidémie poursuit sa crue en France, où 281 personnes sont décédées du Covid ces dernières 24 heures. 22.749 malades sont hospitalisés, dont 2543 depuis la veille, indique Santé publique France. 3904 patients sont traités en services de soins critiques – parmi eux, 380 sont arrivés ce lundi. 93.896 nouveaux cas ont été détectés. Le taux de positivité est de 19,9%.

À lire aussiTests Covid non reconnus, plateformes saturées… Les Français excédés par les ratés administratifs

Les autorités sanitaires défavorables à une généralisation des masques FFP2

Les autorités sanitaires françaises ne sont pas favorables à généraliser le port du masque FFP2, bien qu’il soit plus protecteur contre la propagation du coronavirus, a déclaré lundi le ministre de la Santé, Olivier Véran. «L’avis du HCSP», le Haut Conseil de la santé publique, «n’irait pas vers une extension du port du FFP2», a déclaré le ministre lors d’une audition devant les sénateurs. «On est assez loin d’après le HCSP d’étendre le FFP2 à d’autres catégories professionnelles», a-t-il dit. «Y compris d’ailleurs dans le milieu des soignants», le port serait seulement recommandé à ceux «qui sont aujourd’hui considérés comme à risque parce qu’exposés à des gouttelettes» porteuses du virus.

À lire aussiCovid-19 : face au variant Omicron, faut-il préférer le masque FFP2 ?

Les séjours à l’hôpital sont plus courts avec Omicron, selon Véran

Les patients atteints de Covid-19 restent moins longtemps à l’hôpital et sont moins envoyés en réanimation quand ils sont infectés au variant Omicron, devenu largement majoritaire en France ces dernières semaines, a rapporté lundi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Par rapport à ses prédécesseurs, dont notamment le variant Delta, Omicron «donne moins de détresse respiratoire, donc il envoie moins les patients en réanimation», a déclaré Olivier Véran lors d’une audition devant les sénateurs. Omicron provoque tout de même «des syndromes grippaux assez forts» et entraîne, comme les précédentes versions du virus, «une augmentation conséquente des hospitalisations», a prévenu Olivier Véran.

» VOIR AUSSI – Covid-19: «C’est parce qu’on trouve beaucoup qu’on teste beaucoup », affirme Olivier Véran

La majorité «n’entend pas faire du passe vaccinal une mesure permanente », assure Castaner

La majorité «n’entend pas faire du passe vaccinal une mesure permanente», a assuré lundi le patron du groupe LREM à l’Assemblée nationale Christophe Castaner, alors que le projet de loi transformant le passe sanitaire arrive au Sénat après des débats tendus en première lecture à l’Assemblée nationale. Les parlementaires LR veulent voir le passe sanitaire limité dans le temps, et le sénateur LR et rapporteur Philippe Bas devrait ainsi notamment proposer en commission un dispositif prévoyant son extinction une fois certaines conditions réunies.

«Personne n’entend faire du passe vaccinal une mesure permanente, mais tant que nous serons dans la situation où, le 8 janvier, samedi, il y avait 303.669 cas de Covid, le sujet n’est pas de présupposer la fin (du dispositif, NDLR) mais de se battre avec toutes les armes possibles pour faire reculer le Covid en France», a réagi Christophe Castaner lundi sur France Inter. Le passe «n’a pas vocation à être illimité dans le temps et nous n’avons pas vocation à légiférer tout le temps», a-t-il souligné.

À lire aussiFaux passes sanitaires : comment les hackers infiltrent les services de santé

Martinique: l’épidémie de Covid s’envole, la préfecture veut éviter le confinement

Le nombre de cas de Covid-19 explose en Martinique avec 1.842 contaminations enregistrées ces dernières 48 heures mais le préfet Stanislas Cazelles a assuré lundi que tout serait mis en œuvre pour éviter le confinement. Selon les derniers chiffres hospitaliers datant du vendredi 7 janvier, l’île a enregistré 794 décès du Covid depuis le début de l’épidémie. Invité sur la radio locale RCI, le préfet a jugé la situation actuelle «très critique, très dure». «Mais, a-t-il assuré, nous allons faire tout pour éviter le confinement.» «On examine en continu les mesures», a indiqué Stanislas Cazelles, alors que le couvre-feu, mis en place en juillet dernier au début de la quatrième vague, est toujours en vigueur sur le territoire de 20 heures à 05 heures.

Selon les derniers chiffres publiés par la préfecture, le taux d’incidence s’envole avec 1.948 cas pour 100.000 habitants ce lundi, et le taux de positivité atteint 15,5 %. Le nombre de tests réalisés en Martinique explose également avec 45.000 tests effectués la semaine du 3 au 9 janvier 2022. Selon un communiqué de l’Agence régionale de santé, le variant Omicron représente aujourd’hui la moitié des cas. Une situation qui pousse la population, réfractaire à la vaccination, à franchir le pas. Depuis le 1er janvier, 1.524 personnes ont reçu leur première dose, soit une moyenne de 200 à 300 personnes chaque jour.

À lire aussiCovid-19 : en Martinique, les autorités face à l’épidémie de fausses nouvelles

Guadeloupe: des «volontaires» recrutés pour faire face à la fermeture des écoles

L’académie de Guadeloupe recrute des enseignants nouvellement retraités et des personnes diplômées «pour faire face aux effets d’une nouvelle vague» épidémique, a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué. La Guadeloupe connaît un regain épidémique – ce qui a pour conséquence la fermeture de nombreuses classes – et l’académie avait annoncé, vendredi 7 janvier «mettre en œuvre» des «moyens complémentaires dédiés au remplacement» des personnels absents après avoir été contaminés, afin de «limiter le nombre de fermetures». En fin de semaine dernière, trois écoles et 215 classes, tous cycles confondus, étaient fermées en raison de cas de Covid. «La rectrice de région, Christine Gangloff-Ziegler, très attentive à la poursuite des apprentissages en présentiel, compte sur ces volontaires pour renforcer les équipes et assurer la continuité pédagogique au bénéfice des élèves», souligne le communiqué.

À lire aussiGuadeloupe : les cas de Covid-19 multipliés par quatre en quatre jours

Un vaccin de Pfizer adapté à Omicron sera prêt en mars

Le patron du laboratoire Pfizer a assuré lundi qu’une version du vaccin contre le Covid-19 adaptée au variant Omicron sera au besoin prête en mars tandis que son homologue chez Moderna a évoqué la préparation d’un vaccin similaire pour l’automne. «Je ne sais pas si on en aura besoin, je ne sais pas si, ni comment il sera utilisé, mais nous seront prêts. L’usine a déjà commencé la production», a déclaré Albert Bourla sur la chaîne financière américaine CNBC. Il avait indiqué dès fin novembre que son entreprise avait déjà commencé à travailler sur une nouvelle version du vaccin ciblant plus spécifiquement Omicron.

«Nous espérons pouvoir arriver à un produit qui protégera beaucoup mieux contre les infections en particulier, car la protection contre les hospitalisations et les cas sévères est assez raisonnable avec les vaccins actuels si vous avez eu la troisième dose», a expliqué Albert Bourla lundi. Il faut toutefois encore mener des études pour savoir si une quatrième dose est nécessaire, a-t-il ajouté.

À lire aussiVaccin, traitement: le doublé gagnant de Pfizer contre le Covid

Novartis : résultats positifs pour un traitement anti-Covid

Le géant pharmaceutique suisse Novartis a annoncé lundi avoir enregistré des résultats positifs lors d’essais cliniques de phase II sur un traitement antiviral contre le Covid-19 développé avec le laboratoire suisse Molecular Partners. Cette étude de phase II appelée Empathy, menée auprès de 407 patients adultes en ambulatoire, visait à évaluer le dosage de ce traitement. Les essais de phase III seront menés auprès de 1700 patients supplémentaires.

À lire aussiCovid-19: ce traitement qui reste efficace face à Omicron

Pilule Pfizer : avis du régulateur européen d’ici «quelques semaines »

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé lundi avoir entamé l’examen d’une demande d’autorisation dans l’UE de la pilule anti-Covid de la société pharmaceutique américaine Pfizer, précisant qu’un avis pourrait être émis en «quelques semaines». L’EMA avait approuvé en décembre l’utilisation en cas d’urgence dans l’Union européenne du traitement, connu sous le nom de Paxlovid, afin de soutenir les autorités nationales, qui peuvent décider d’une éventuelle utilisation précoce du médicament. L’EMA a déclaré avoir maintenant commencé à «évaluer une demande d’autorisation de mise sur le marché conditionnel» de Paxlovid.

» VOIR AUSSI – Pourquoi 2022 pourrait être l’année de la fin du Covid

L’Italie renforce les restrictions pour les non-vaccinés

En Italie, les personnes non-vaccinées contre le Covid-19 ne peuvent plus manger au restaurant ni prendre l’avion pour voyager à l’intérieur du pays, selon les nouvelles règles entrées en vigueur lundi. Jusqu’au 31 mars, il sera nécessaire d’être muni d’un passe vaccinal prouvant que l’on a été vacciné ou que l’on s’est rétabli récemment, un test négatif ne suffisant plus pour pouvoir utiliser salles de sport, bus, trains, avions, navires, ou entrer dans les restaurants et hôtels. Les masques FFP2 sont désormais obligatoires dans les théâtres, cinémas, stades de sport et tous les transports publics.

À lire aussiVacciné, non vacciné, ce choix qui empoisonne la vie sociale et familiale

Le pape François défend les vaccins

Le pape François a appelé lundi la communauté internationale à «poursuivre l’effort» de la vaccination, estimant que la pandémie impose une «cure de réalité» face à la propagation d’«informations infondées».

À lire aussiCovid-19: quel est le poids des non-vaccinés dans l’épidémie et à l’hôpital?

La Suède renforce ses mesures sanitaires face à l’augmentation des cas de Covid-19

Confrontée à un rebond des cas de Covid-19, la Suède va instaurer de nouvelles mesures de lutte contre le virus, avec notamment un nombre limité de personnes pour les rassemblements publics et privés, a annoncé le gouvernement lundi. À compter de mercredi, les bars et les restaurants devront fermer à 23h00 et les rassemblements publics en intérieur seront limités à 500 personnes – avec passe vaccinal obligatoire pour tout rassemblement de plus de 50 personnes. Pour l’heure, le passe vaccinal est uniquement demandé pour les événements en intérieur réunissant plus de 500 personnes.

» VOIR AUSSI – En Suède, une entreprise propose d’implanter son passe sanitaire dans son corps, grâce à une micro-puce

L’Inde lance la vaccination de rappel

L’Inde a lancé lundi la vaccination de rappel contre le Covid-19 à destination des seniors et des soignants, au moment où l’épidémie connaît une fulgurante recrudescence imputée au variant Omicron.

À lire aussiVaccin : «Peut-on faire prévaloir des convictions personnelles sur des obligations citoyennes ?»

La Chine enregistre de nouveaux cas du variant Omicron

La Chine a fait état lundi de nouveaux cas du très contagieux variant Omicron du Covid-19, au moment où le pays fait face à plusieurs foyers épidémiques à moins d’un mois des Jeux olympiques de Pékin. À Xi’an (nord), 13 millions d’habitants sont dans leur troisième semaine de confinement, une mesure prise après l’apparition de dizaines de cas fin décembre.

Et depuis ce week-end, un nouveau foyer préoccupe les autorités à Tianjin, grande ville portuaire située à environ 100 km au sud-est de Pékin. Plusieurs cas de ce week-end sont liés au variant Omicron, qui avait été détecté pour la première fois en Chine le mois dernier dans cette même ville. Et 21 nouveaux cas de Covid ont été annoncés lundi à Tianjin, sans que le variant impliqué soit connu pour le moment. Les quelque 14 millions d’habitants sont invités à rester chez eux, tandis qu’un dépistage massif de la population est en cours.

» VOIR AUSSI – Le variant Omicron pourrait générer des variants plus dangereux, prévient l’OMS

Le président du Mexique contracte le Covid-19 pour la deuxième fois

Le président du Mexique, Andrés Manuel Lopez Obrador, a annoncé lundi qu’il avait contracté le Covid-19 pour la deuxième fois, et qu’il ressentait de légers symptômes. «Je suis contaminé au Covid-19 et même si les symptômes sont légers, je resterai en isolement, je ne réaliserai que du travail de bureau et je communiquerai de façon virtuelle» pour le moment, a tweeté le chef de l’État. AMLO, 68 ans, avait déjà contracté le coronavirus en janvier 2021 et avait là aussi souffert de légers symptômes. Il a reçu le vaccin AstraZeneca l’an dernier ainsi qu’une dose de rappel le 7 décembre.

À lire aussiCovid-19: au Mexique, la pandémie fait des dizaines de milliers d’orphelins

Près de 5,5 millions de morts dans le monde

La pandémie a fait plus de 5.486.519 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP. Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 837.664 morts, suivis par le Brésil (619.981), l’Inde (483.936) et la Russie (316.904). L’Organisation mondiale de la santé estime toutefois, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui officiellement recensé.