Dans le Grand Nord canadien, quel avenir pour les peuples inuits?

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Par Ludovic Hirtzmann

Publié , Mis à jour

Une participante à un rassemblement visant à défendre l’utilisation et le commerce des produits du phoque par les Inuits, sur la Colline du Parlement à Ottawa, le 18 avril 2014. Chris Wattie/REUTERS

DÉCRYPTAGE – Les 65.000 membres de cette minorité, qui occupe 20 % du territoire, se sentent oubliés par le gouvernement fédéral.

Ne les appelez plus les Esquimaux. Ce sobriquet donné par les Amérindiens algonquins aux Inuits aux temps de la colonie signifie «mangeurs de viande crue» en inuktitut, la langue de ces lointaines contrées arctiques. Longtemps repris par les explorateurs avant d’être banni dans les années 1970 par les habitants du Grand Nord, le vocable «esquimau» fait encore des vagues au Canada. Au point que l’équipe de football américain des Eskimos d’Edmonton, sous la pression des «bien-pensants», a changé de nom en 2021 pour les Elks d’Edmonton. Et comme le ridicule vole toujours en escadrille, le bâtonnet de glaces Eskimo Pie est devenu Edy’s Pie en 2020.

Les peuples premiers de l’Arctique sont donc des Inuits, des «êtres humains», en inuktitut. Avec environ 65 000 habitants, dont 40.000 habitants au Nunavut, l’âme inuite plane sur plus de 20 % du Canada, des confins de l’océan Arctique à la baie d’Hudson et à la mer du Labrador. Si la majorité des Inuits vivent au Nunavut, devenu en 1999 un territoire…

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