Des politiques crient haro sur Sciences Po Grenoble

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«L’IEP de Grenoble est depuis trop longtemps dans une dérive idéologique et communautariste inacceptable», estime Laurent Wauquiez. Reynaud Julien/Reynaud Julien/APS-Medias/ABACA

Laurent Wauquiez suspend son financement à l’Institut tandis que le député François Jolivet demande une mise sous tutelle.

L’affaire de l’IEP de Grenoble – et en toile de fond, celle de l’islamo-gauchisme à l’université -, connaît un nouveau rebondissement. Elle pourrait bien se terminer devant les tribunaux. Lundi, elle a franchi les frontières du monde politique. Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé suspendre «tout financement et toute coopération avec l’établissement» (environ 100.000 euros par an) qui est, selon lui, «depuis trop longtemps dans une dérive idéologique et communautariste inacceptable».

L’établissement est depuis trop longtemps dans une dérive idéologique et communautariste inacceptable

Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes

Comme l’a révélé Le Figaro, Sabine Saurugger, la directrice de l’Institut, a décidé par un arrêté du 14 décembre, de suspendre Klaus Kinzler, ce professeur d’allemand dont le nom, assorti d’accusations de fascisme et d’islamophobie, avait été placardé sur les murs de l’IEP le 4 mars. À l’époque, l’enseignant échangeait, depuis plusieurs mois déjà, des mails avec certains de ses collègues, dont une historienne, sur la notion d’« islamophobie». Un mot qu’il refusait de voir…

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