Drogue, violence, clientélisme: Marseille reste minée par ses vieux démons

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Par Pierre Saint-Gilles

Publié , Mis à jour

Malgré les travaux engagés et les sommes englouties, la cité des Flamants, à Marseille, construite dans les années 70, reste dans le top 10 des plus importants points de deal de la Cité phocéenne. La dernière descente de police a eu lieu mardi après-midi. GEORGES ROBERT/PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP

REPORTAGE – La misère et l’économie souterraine gangrènent la vie des résidents de ghettos urbains désertés par les services publics.

Marseille

«Avec tout ce qui se dit et s’écrit sur Marseille ces derniers jours, j’ai reçu plusieurs coups de fil inquiets de copains, qui m’imaginent vivre à Chicago.» Depuis sa terrasse, au bord de sa piscine, Jacques Maugein domine la rade de Marseille. Le mistral qui fait moutonner la mer au loin ne souffle pas dans cette petite rue tranquille car le nord de la ville est protégé de ses rafales. Retraité, il a acheté une maison, construite dans les années 1930, le tiers du prix d’un bien équivalent situé au sud. Et se félicite de son choix: «Je n’ai jamais eu peur! Pas une fois en cinq ans. Je n’ai été ni cambriolé, ni vandalisé, ni racketté.»

Parler des «quartiers nord» de Marseille, c’est résumer une zone de la superficie de Paris et une population aussi importante que celle de la ville de Grenoble. «Il faut arrêter de les présenter comme un tout!, s’emporte Matthieu Poitevin. C’est une succession de territoires qui ont comme particularité urbanistique de n’être reliés à rien .»

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L’architecte,

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