Élisabeth Borne, la mue d’une «techno» en politique

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Élisabeth Borne entend se présenter aux législatives de juin, à Paris ou sur ses terres familiales du Calvados. François BOUCHON/Le Figaro

PORTRAIT – La ministre du Travail, au rôle clé face à la crise, joue sa partition pour 2022.

Élisabeth Borne goûte peu aux réunions interminables. Elle a levé la séance au bout d’une heure et demie, lundi, quand elle a constaté que les principaux responsables syndicaux, convoqués en visioconférence, s’opposaient à l’extension du passe sanitaire aux entreprises. Un casse-tête pour la ministre du Travail, à la recherche d’un dispositif pour limiter l’épidémie de Covid-19 dans la sphère professionnelle sans freiner l’économie.

L’opération représente une mission de plus pour la Marcheuse, qui s’est imposée dans le club très restreint des membres du gouvernement en poste depuis près de cinq ans – elle a connu les Transports, la Transition écologique puis le Travail. À 60 ans, Élisabeth Borne compte transformer cette longévité en capital politique, avec l’espoir de conforter sa place en macronie en 2022.

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Pas facile toutefois de se défaire de l’image qui lui a été associée dès sa nomination au gouvernement, en mai 2017. «Trop techno», «sans poids politique», «rigide», lisait-elle dans les…

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