Emmanuel Macron réengage la France en Irak

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Emmanuel Macron et le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhemi lors d’une conférence de presse conjointe à Bagdad, le 28 août 2021. ELIOT BLONDET/AFP

La visite du président et la tenue d’une conférence régionale ce week-end ont marqué l’aboutissement d’un lent rapprochement entre Paris et Bagdad.

On est encore très loin de l’âge d’or de la coopération franco-irakienne des années 1980, lorsque 12.000 expatriés construisaient routes et bâtiments à travers un pays dont le dictateur n’avait pas encore sombré dans un délire de puissance. Mais la visite ce week-end d’Emmanuel Macron à Bagdad marque une nette volonté française de se réengager diplomatiquement et économiquement en Irak. Ce n’est certes pas la première fois qu’après la chute de Saddam Hussein, en 2003, un président de la République s’active pour relancer la coopération bilatérale. En 2009 déjà, Nicolas Sarkozy l’avait tenté, sans succès. Les messages envoyés alors étaient brouillés – comment se rapprocher de Bagdad tout en menaçant son voisin iranien de frappes? – et surtout l’Irak avait à sa tête un premier ministre, Nouri al-Maliki, largement incontrôlable. Aujourd’hui, Bagdad dispose avec Moustapha al-Kazemi d’un chef de gouvernement, chiite et détenteur du pouvoir, selon la Constitution, avec lequel la France peut travailler.

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