En Afghanistan, les États-Unis avaient le choix entre «le départ ou l’escalade» militaire, selon Biden

Le président américain a également salué l’«extraordinaire succès» des opérations d’évacuation, malgré la mort de treize soldats dans un attentat de l’État islamique.

Joe Biden a défendu mardi 31 août sa décision de quitter l’Afghanistan en affirmant que les États-Unis n’avaient eu d’autre choix que «le départ ou l’escalade militaire» dans la plus longue guerre américaine, après l’accord passé par son prédécesseur Donald Trump avec les talibans.

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«Nous n’avions plus qu’un choix simple. Soit suivre l’engagement pris par la précédente administration, et quitter l’Afghanistan, soit dire que nous ne partions pas et renvoyer des dizaines de milliers de soldats à la guerre», a déclaré le président américain lors d’un discours solennel à la Maison-Blanche. «Le véritable choix était entre le départ ou l’escalade. Je n’allais pas prolonger cette guerre éternelle et je n’allais pas prolonger le retrait éternel».

Quitter l’Afghanistan était «la meilleure décision» pour l’Amérique

La mission d’évacuation menée par l’armée américaine à Kaboul est un «extraordinaire succès», a assuré le chef d’État. «Aucun pays n’a jamais rien réalisé de comparable dans toute l’Histoire. L’extraordinaire succès de cette mission est dû au talent incroyable, à la bravoure et au courage altruiste de l’armée américaine, de nos diplomates et de nos professionnels du renseignement.» Joe Biden a ainsi salué le «courage» des soldats américains déployés sur le terrain, et a rendu hommage aux treize «héros qui ont sacrifié» leur vie lors d’un attentat de l’État islamique survenu le 26 août à l’aéroport de Kaboul.

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«Nous n’en avons pas fini avec vous», a d’ailleurs lancé à l’attention de l’État islamique au Khorasan (EI-K) Joe Biden. «Et nous n’avons pas besoin d’hommes sur le terrain pour le faire», a-t-il prévenu, évoquant des attaques par drone et justifiant le départ de ses troupes d’Afghanistan. «Je vous donne ma parole, du fond de mon cœur. Je suis convaincu que (retirer nos troupes était) la bonne décision, une sage décision, et la meilleure décision pour l’Amérique», a déclaré le président américain.

Et de rappeler le nombre de ressortissants américains évacués : 5500, sur plus de «120.000» évacués. «100 à 200 Américains sont encore à Kaboul», a annoncé le chef d’État. «Il n’y a pas de date butoir pour eux», s’est-il engagé.

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Évacuations chaotiques

Après deux semaines d’opérations d’évacuation précipitées, voire chaotiques, le dernier avion de transport militaire C-17 a décollé de l’aéroport de Kaboul lundi à 23h59 locales. Le retrait militaire des États-Unis s’est achevé 24 heures avant la date butoir fixée par le président Joe Biden, pour lequel cette journée gardera un goût amer.

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L’objectif de supprimer Oussama Ben Laden avait été atteint le 2 mai 2011, lorsque les forces spéciales américaines l’avaient tué au Pakistan. Mais les États-Unis sont restés en Afghanistan, notamment pour former une armée afghane qui s’est finalement effondrée face aux talibans.