En Éthiopie, les rebelles se replient dans le Tigré

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Par Maria Gerth-Niculescu

Publié , Mis à jour

Des membres de l’armée éthiopienne patrouillent dans une rue de la ville de Hayk après le retrait des forces tigréennes, le 16 décembre, dans la région d’Amhara. MINASSE WONDIMU HAILU/Anadolu Agency via AFP

REPORTAGE – Les combattants du TPLF avaient avancé dans les régions voisines de l’Amhara et de l’Afar ces derniers mois.

Envoyée spéciale à Shewa Robit et Dessie

Chemise bleue, kalachnikov fièrement porté sur l’épaule, Aregawi Yimekasha scrute l’horizon. Cette colline où il monte la garde, il la connaît bien. Son doigt pointe au loin vers le col par lequel les soldats tigréens sont arrivés mi-novembre, encerclant la ville de Shewa Robit et ses champs de blé. Aregawi survole du regard l’immense plaine d’acacias qui le sépare du massif. «Ils étaient partout», se souvient-il.

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Ce matin de décembre, ils sont une dizaine de miliciens, regard fixe et démarche maladroite, à prendre le relais aux portes de la ville «pour appréhender les quelques rebelles tigréens bloqués dans les montagnes». Au début du mois, les forces tigréennes se sont retirées du Nord Shewa, zone de l’Amhara située entre le Tigré et la capitale, Addis-Abeba. «La guerre est terminée, mais les rebelles restants peuvent s’en prendre aux personnes âgées et aux enfants. Ce sont des infiltrés, nous devons être vigilants», explique Zewdu Belete. Ce paysan…

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