En Inde, la minorité chrétienne malmenée

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Par Emmanuel Derville

Publié , Mis à jour

Des fidèles chrétiens assistent à la messe de Noël, vendredi, à l’église du Sacré-Cœur de Chennai, dans le sud de l’Inde. ARUN SANKAR/AFP

RÉCIT – Les incidents se sont multipliés à Noël et l’ONG de Mère Teresa est dans le collimateur des autorités.

Mère Teresa a longtemps fait figure d’icône pour son action contre la pauvreté en Inde. Mais le 25 décembre, le gouvernement fédéral a interdit à son ONG de recevoir des dons de l’étranger. «Notre demande pour renouveler notre licence n’a pas été approuvée», ont indiqué lundi les Missionnaires de la charité, l’organisation fondée par la religieuse catholique albanaise. «Nous avons relevé des informations défavorables», a justifié le ministère de l’Intérieur sans plus d’explications.

Ce n’est pas la première fois que Mère Teresa, décédée en 1997, est dans le viseur des dirigeants indiens. Le chef du gouvernement de l’État de l’Uttar Pradesh, Yogi Adityanath, l’avait accusée en 2016 de faire du prosélytisme: «Teresa avait participé à un complot pour christianiser l’Inde.»

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Cette sanction tombe alors que les attaques contre la communauté chrétienne se sont succédé à Noël. Une dizaine d’incidents ont émaillé les célébrations dans quatre États au moins. À Agra, dans le Nord, des militants fondamentalistes…

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