En Somalie, le président des espoirs déçus

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Mohamed Abdullahi Mohamed est devenu en 2017, à l’issue d’un scrutin indirect, le premier chef d’État élu en Somalie depuis 1969. Jerome Delay/AP

DÉCRYPTAGE – Jadis fonctionnaire aux États-Unis, «Farmaajo» s’accroche au pouvoir et entrave les élections.

Une fois de plus, voici le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed enfermé en son palais, sécurisé par ses fidèles. Dans Villa Somalia, un vaste complexe, siège du pouvoir au centre de Mogadiscio, les miliciens et soldats loyaux au premier ministre Mohamed Hussein Roble ont pris position. «Ils ne sont pas loin des principaux check-points entourant le palais présidentiel, ils sont équipés de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes», a affirmé à l’AFP Saido Mumin, un résident du quartier. Cette montée de tension laisse craindre une reprise des violences dans la capitale. Les soutiens de la Somalie (l’ONU, la mission de l’Union africaine ou les États-Unis) assistent à ce bras de fer avec une «profonde inquiétude», mais sans réel étonnement.

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Les frictions entre le président, que tous surnomment «Farmaajo», et son premier ministre, durent depuis des mois. Le tempo s’est brusquement accéléré ces derniers jours, quand Farmaajo a retiré au premier ministre la charge d’organiser des élections…

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