Face à la junte militaire, les Birmans hésitent entre guerre et exil

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Par François Camps

Publié , Mis à jour

Des Birmans traversent une rivière pour fuir la junte militaire au pouvoir dans leur pays et aller se réfugier en Thaïlande. STR/AFP

RÉCIT – Depuis le coup d’État il y a un an, le pays a versé dans la guerre civile, aucune solution politique à court terme n’étant en vue.

À Phnom Penh

Le 24 novembre, Kelly (les prénoms ont été modifiés) s’est envolée de l’aéroport international de Rangoun. Un aller simple vers un pays de la région. D’abord en transit, «le temps que les frontières ouvrent à nouveau à cause du Covid», la médecin de 35 ans compte, à terme, poser ses valises dans un pays à l’est de l’Asie, où «un contrat dans une ONG» l’attend, dit-elle. Bien qu’elle ne soit physiquement plus en Birmanie, Kelly préfère taire sa localisation exacte, «par sécurité».

Près d’un an après le coup d’État qui a porté les militaires au pouvoir en février dernier, la Birmanie voit sa jeunesse, notamment citadine et éduquée, fuir vers d’autres horizons, chassée par l’absence d’opportunités professionnelles et l’angoisse d’un quotidien fait d’insécurité et de violences.

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«Dès le mois de février, j’ai commencé à collecter des fonds sur mon compte en banque pour les redistribuer à différents groupes prodémocratie à travers le pays, explique Kelly au téléphone. Certains de mes…

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