Faux passes sanitaires : comment les hackers infiltrent les services de santé

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Quelques 181.000 faux passes sanitaires sont actuellement circulation sur le territoire français. Un chiffre sans doute sous-évalué. JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

ENQUÊTE – Pour endiguer les nombreux piratages de médecins et pharmaciens, policiers et gendarmes mettent les bouchées doubles. Jetant une lumière crue sur les fragilités numériques des services de santé.

Au moins 182.000 faux passes sanitaires et 400 enquêtes ouvertes. Les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur ont de quoi donner le tournis. Et ils sont certainement largement sous-évalués. Depuis l’instauration du dispositif cet été, tous les moyens de le contourner sont bons : usage frauduleux du QR code d’un tiers, complaisance d’un professionnel de santé ou d’un de ses employés administratifs, mais aussi achat de faux certificats de vaccination sur Internet, le darkweb ou les réseaux sociaux. Médecins et pharmaciens font en effet face au piratage de leur compte professionnel par des individus qui, une fois qu’ils ont pénétré le système, peuvent générer de faux documents de façon quasiment illimitée.

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Aujourd’hui, le professionnel de santé doit enregistrer chaque injection qu’il administre sur le portail «Vaccin Covid». Y sont mentionnés la dénomination du vaccin, son numéro de lot, la zone d’injection, la date, le lieu et le nom du professionnel. Gérée par la Caisse…

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