Fédé de la lose: quand célébrer la défaite des Français devient un art

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A Barcelone, au Camp Nou, le 8 mars 2017, les joueurs du Paris Saint-Germain sont dépités après le sixième buts de Sergi Roberto qui donne la qualification en quart de finale du Barça. MICHAEL REGAN/Getty Images via AFP

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Ils détestent la France qui gagne, celle des machines à engranger les trophées. Sébastien Loeb en rallye, les frères Karabatic au handball, le judoka Teddy Riner ou encore le biathlète Martin Fourcade font partie de leur liste noire. Depuis une décennie, la petite équipe de la Fédération française de la lose voue, au contraire, une passion sans limite aux athlètes tricolores qui perdent, galèrent, enchaînent les «presque victoires», avec panache ou pas. Ils ont fait du poissard Thibaut Pinot leur icône, du volcanique Benoît Paire accumulant les pétages de plombs ou de la malheureuse Kristina Mladenovic dans une mauvaise passe des modèles de l’art de perdre à la française. Des losers magnifiques dont ils se moquent, avec bienveillance et autodérision, mais armés d’un humour féroce derrière un adage: «La défaite est en nous.»

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