Général Gomart: «En Ukraine, l’armée russe a opté pour une stratégie de terreur»

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Un 2S1 Gvozdika, un canon automoteur de 122 mm utilisé par les forces prorusses de la république populaire de Donetsk. Reka Alexander/Tass/ABACA

ENTRETIEN – Pour le général (2S) Christophe Gomart, ancien directeur du renseignement militaire, ex-commandant des opérations spéciales et auteur du livre Soldat de l’ombre, l’armée russe n’a pas su anticiper la résistance ukrainienne et se trouve dans une situation où, face à l’intensité croissante des combats et à la multiplicité des fronts, sa montée en puissance est inévitable. Jusqu’à quel point?

LE FIGARO. – L’armée russe est-elle en échec?

Christophe GOMART. – Le but de guerre initial était d’obtenir la reconnaissance de la Crimée comme appartenant à la Russie et de garantir l’autonomie des républiques prorusses du Donbass. Le scénario privilégié était celui d’une guerre éclair. À l’est, les soldats seraient accueillis en libérateurs par une population largement favorable à l’opération. Ailleurs, les combats seraient sporadiques et très ciblés. Simultanément, des unités parachutistes, larguées sur Kiev, devaient rapidement prendre le contrôle des points névralgiques de la capitale. Sidérées par le choc de l’invasion, les villes ukrainiennes se seraient rendues les unes après les autres. Puis le peuple se serait soulevé contre le président Volodymyr Zelensky. Poussé à la démission, ce dernier aurait fini par accepter toutes les conditions exigées par la Russie.

Dans cet esprit, les unités qui composaient la tête des troupes engagées dans «l’opération spéciale» voulue par Vladimir…

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