Guillaume Tabard: «La crédibilité de la parole publique remise en jeu»

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Mois après mois, le gouvernement se retrouve contraint de prendre des décisions qu’il excluait la veille. KENZO TRIBOUILLARD/AFP

CONTRE-POINT – Depuis le début de la pandémie de Covid-19, le chef de l’État fut souvent accusé de trancher seul et d’entretenir l’opacité de la chaîne de décision, via le Conseil de défense sanitaire. La réalité est plutôt inverse.

La crise du Covid, chaque fois ni tout à fait la même ni tout à fait une autre. Au fil des semaines, les motifs d’interrogation changent mais les mécanismes restent les mêmes: une mesure est mise sur la table, les uns s’indignent qu’elle soit simplement évoquée, les autres s’offusquent qu’elle ne soit pas déjà mise en œuvre, les sondages s’emmêlent, les autorités sanitaires s’en mêlent et l’exécutif – parfois même le président de la République contre les siens – finit par trancher. Entre cinquième vague et déferlante du variant Omicron, les deux sujets actuels de débat, donc de polémique, sont l’extension du passe en entreprise et la vaccination des enfants de moins de 12 ans.

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Comme à chaque fois, tout délai est anxiogène. Le chef de l’État fut souvent accusé de trancher seul et d’entretenir l’opacité de la chaîne de décision, via le Conseil de défense sanitaire. La réalité est plutôt inverse. L’évocation des hypothèses se fait en temps réel et les ministres, souvent, ne se privent pas d’étaler…

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