Guillaume Tabard: «Le danger bien réel d’une catastrophe démocratique»

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Un vote lors du second tour de l’élection présidentielle en 2017, lors duquel Emmanuel Macron et Marine Le Pen se faisaient face. PHILIPPE HUGUEN/AFP

CONTRE-POINT – La question des parrainages, dans le cadre de l’élection présidentielle, devient un véritable «marronnier» de chaque campagne.

On peut considérer, comme Anne Hidalgo, du haut de ses 4% dans les sondages, que si ni Marine Le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Éric Zemmour, voire ni Yannick Jadot, n’obtiennent leurs 500 parrainages, «c’est qu’ils ne méritent pas de participer» à la présidentielle. On peut considérer à l’inverse que l’absence de candidats se situant au-dessus de la barre des 10%, dont deux ont cumulé 40% des suffrages exprimés en 2017, serait un scandale démocratique qui nuirait à la légitimité de l’élu.

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Il en va pourtant des «règles du jeu» d’une élection comme des modes de scrutin: on ne les change pas à quelques semaines du vote. Mais à ne jamais aborder le problème de front, on s’expose à faire de la querelle des parrainages un «marronnier» de chaque campagne qui agite les esprits une poignée de semaines de janvier à mars. La suite est elle-même répétitive: un relatif consensus se dégage pour une réflexion autour du besoin de nouvelles règles et, une fois la présidentielle passée, le sujet est soigneusement…

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