Israël craint un «mauvais accord» nucléaire avec l’Iran

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Le premier ministre israélien, Naftali Bennett, le 22 mars, a rencontré le président égyptien, Abdel Fattah al-Sisi, et le prince héritier d’Abou Dhabi, Mohamed ben Zayed al-Nahyan, à Charm el-Cheikh, dans le Sinaï. -/AFP

L’État hébreu redoute les conséquences de la levée des sanctions et s’alarme des progrès iraniens dans le savoir-faire atomique.

Presque quatre ans après le retrait américain de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien (JCPOA), décidé par Donald Trump en mai 2018, un nouveau compromis est virtuellement prêt entre Téhéran, Washington, les Européens, la Chine et la Russie. Mais deux obstacles «externes» empêchent pour l’instant sa signature: d’une part, la demande iranienne de retirer les gardiens de la révolution de la liste américaine des sponsors du terrorisme ; d’autre part, l’exigence russe d’exempter sa coopération nucléaire civile avec l’Iran des sanctions liées à son invasion de l’Ukraine.

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C’est dans ce contexte que deux hauts diplomates israéliens sont venus cette semaine à Paris pour exposer à leurs homologues français les inquiétudes de leur pays – qui ne datent pas d’hier – sur la course de l’Iran à l’atome. Alon Bar, le directeur des affaires politiques du ministère des Affaires étrangères, et Joshua Zarka, son directeur des affaires stratégiques – à ce titre l’homme chargé de superviser le dossier iranien…

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