Joe Biden, chef de guerre malgré lui du camp occidental

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Le président américain Joe Biden embarque pour l’Europe à bord d’Air Force One sur la base militaire aérienne d’Andrews, mercredi, dans le Maryland. BRENDAN SMIALOWSKI/AFP

RÉCIT – Le président américain est jusqu’à présent parvenu à coordonner les réponses économiques et militaires des alliés à l’invasion, tout en évitant une escalade avec la Russie.

Correspondant à Washington

Joe Biden arrive pour rassurer et rassembler ses alliés dans une période de crise et d’incertitude telle que l’Europe n’en a pas connu depuis 1945. Au sommet extraordinaire de l’Otan, à Bruxelles, puis avec les membres du G7 et les dirigeants européens, et enfin en Pologne, les États-Unis auront retrouvé leur rôle d’allié essentiel, ciment de l’union occidentale, et garant ultime de la sécurité européenne.

Biden bénéficie de surcroît d’un capital restauré de crédibilité auprès des Européens. Le soin porté à informer ses alliés des préparatifs russes, le temps passé au téléphone avec les chefs d’État et de gouvernement au cours des mois qui ont précédé l’invasion, et la validation de ses prévisions, pas toujours crues sur le moment par ses interlocuteurs, ont largement dissipé l’impression d’amateurisme et d’unilatéralisme donnée lors de son retrait calamiteux d’Afghanistan. Depuis l’attaque russe, il a confirmé cette image de partenaire solide. En coordonnant des…

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