Kaja Kallas: «La Russie cherche à nous ramener trente ans en arrière» 

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Kaja Kallas, première ministre d’Estonie, le 16 décembre, à Bruxelles. POOL/REUTERS

ENTRETIEN – Face à Vladimir Poutine, qui réclame entre autres le retrait des forces alliées déployées en Estonie, la première ministre Kaja Kallas estime qu’il est essentiel de se montrer ferme.

L’Estonie, au même titre que la Lituanie ou la Lettonie, a rejoint l’Otan en 2004 et héberge depuis 2017 un bataillon multinational destiné à permettre une réaction rapide en cas d’offensive russe. Face à Vladimir Poutine, qui réclame entre autres le retrait des forces alliées déployées dans ces pays, la première ministre Kaja Kallas estime qu’il est essentiel de se montrer ferme.

LE FIGARO. – Le dialogue amorcé ce lundi à Genève est-il la bonne réponse au récent déploiement de troupes russes à la frontière de l’Ukraine?

Kaja KALLAS. – Nous ne sommes pas hostiles à l’idée d’engager un dialogue: l’Otan a d’ailleurs promu la création d’un cadre de discussion à cet effet, dans lequel Moscou refuse jusqu’à présent de s’impliquer. Mais, comme nos alliés viennent de le réaffirmer clairement, il est inenvisageable de conduire des négociations sur la base des demandes exprimées par la Russie. Comme à son habitude, ce pays crée un grave problème et prétend ensuite y apporter la solution en formulant…

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