La guerre en Ukraine peut-elle mettre en péril la coopération spatiale internationale ?

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Le cosmonaute russe Alexander Misurkin avec deux touristes japonais (Yusaku Maezawa, Yozo Hirano) en direction de l’ISS en 2021. SHAMIL ZHUMATOV / POOL / AFP

DÉCRYPTAGE – Après que les Russes se sont retirés de la base spatiale à Kourou, c’est au tour de la mission Exomars d’être suspendue.

Pourrait-on se passer de la Russie dans l’espace ? Sur fond de guerre en Ukraine, le 2 mars dernier, l’agence spatiale russe, Roscosmos, annonce quitter la base spatiale de Kourou, rapatriant ainsi 87 membres de son personnel et son lanceur Soyouz, commercialisé par Arianespace pour envoyer dans l’espace des engins de moyen calibre. Dernière décision en date, l’Europe a renoncé à sa mission Exomars, commune avec la Russie, qui prévoyait de décoller pour Mars en septembre 2022. Le voyage, qui devait définir si la planète a oui ou non abrité, a été reporté sine die. Faute de pouvoir s’appuyer sur son partenaire russe. «C’est vraiment dommage à la fois sur le plan scientifique, pour toutes les découvertes que nous aurions pu faire, mais aussi pour toutes les équipes d’ingénieurs, de techniciens et de scientifiques qui y travaillent depuis des années», regrette Philippe Baptiste, président du CNES, Centre national des études spatiales.

En deux semaines, la guerre en Ukraine a mis à mal…

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