La justice russe dissout l’organisation Memorial, dernier îlot d’opposition à Poutine

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Par Julian Colling

Publié , Mis à jour

Devant la Cour suprême de Moscou, qui a décidé, mardi 28 décembre, la dissolution de Memorial, des policiers maîtrisent un sympathisant de l’ONG qui brandit une pancarte sur laquelle est inscrit: «Nous vivrons éternellement». EVGENIA NOVOZHENINA/REUTERS

RÉCIT – La décision de la Cour suprême contre l’ONG est un choc pour la société civile et les défenseurs des droits de l’homme.

Moscou

«Une honte!» Dans la salle d’audience de la Cour suprême à Moscou, des soutiens de l’ONG Memorial laissent éclater leur colère. Dans la rue Povarskaïa, l’onde de choc atteint le groupe de sympathisants qui s’est massé aux alentours de la Cour, comme lors des précédentes audiences. Après une courte délibération, le verdict venait de tomber: Memorial sera bel et bien dissoute.

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Une issue qui, certes, ne faisait guère de doute: le procureur général de Russie lui-même avait demandé, au mois de novembre, la liquidation pure et simple d’une organisation devenue de plus en plus gênante ces derniers mois, dans un contexte de répression généralisée contre les voix dissonantes. Il n’empêche, le démantèlement de Memorial reste un petit tremblement de terre pour la société civile engagée en Russie.

Car Memorial International y est une institution tutélaire, dans ces cercles libéraux mais pas seulement. Fondée en janvier 1989 en pleine Glasnost, dans un élan de transparence, visant la face sombre…

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