La machine française de l’asile face à la vague des demandeurs afghans

Réservé aux abonnés

Avant même le coup d’État de Kaboul, les ressortissants afghans étaient les premiers demandeurs d’asile en France. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

DÉCRYPTAGE – La fin du conflit armé à Kaboul va bouleverser l’instruction des dossiers des personnes qui fuient les talibans.

Les répercussions de la situation en Afghanistan ne sont pas minces pour les instances qui accordent l’asile en France. «Maintenant que les talibans ont repris le pouvoir, il n’y a plus, à proprement parler, de conflit armé sur ce territoire, alors que c’était le principal motif qui justifiait la protection accordée à ces populations», estime un magistrat chevronné. «Le juridique, selon lui, va devoir s’adapter sans délai à la géopolitique.»

À lire aussiFaut-il craindre une vague migratoire après la chute de l’Afghanistan?

Avec plus de 2600 bénéficiaires du pont aérien organisé, ces derniers jours, entre Kaboul et Paris, la communauté des Afghans repliés en France va rapidement dépasser les 50.000 personnes. Et c’est sans compter les prochains arrivants, qu’un corridor humanitaire se mette ou non en place.

Avant même le coup d’État de Kaboul, les ressortissants afghans étaient les premiers demandeurs d’asile en France, à raison de 10.000 dossiers déposés chaque année en moyenne. En juillet dernier, 8000 demandes étaient encore en cours de traitement à l’Office français

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 80% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Abonnement sans engagement

Déjà abonné ? Connectez-vous