La nouvelle donne afghane crée un facteur d’instabilité aux portes de la Chine

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Un combattant taliban assiste à un rassemblement à Kaboul le 31 août 2021. HOSHANG HASHIMI/AFP

DÉCRYPTAGE – La propagande souligne la débâcle américaine à Kaboul, mais le retour des Talibans pose de lourds de défis pour la puissance chinoise, qui redoute une flambée d’attentats djihadistes contre ses intérêts au Pakistan.

«Échec total», jubile le Global Times. À Pékin, la presse officielle se délecte de la débâcle américaine en Afghanistan. «Les États-Unis sèment la destruction, pas la construction», a asséné Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Les médias détaillent par le menu le chaos de l’évacuation occidentale et les ratés de l’armée américaine, accusée d’avoir tué des civils à l’aveugle. Ce retrait «terriblement embarrassant» devrait conduire à une amère «défaite» de Joe Biden et des démocrates aux élections à mi-mandat de 2022, prédit le Global Times, affilié au PC. Dimanche, lors d’une conversation téléphonique sans concession, le chef de la diplomatie Wang Yi a fait la leçon à son homologue américain, Antony Blinken, exigeant «des actes concrets» face au terrorisme et dénonçant un départ «hâtif».

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