La retraite de Kaboul, une déroute qui pouvait être évitée

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Par Adrien Jaulmes

Publié , Mis à jour

Des évacués d’Afghanistan montent à bord d’un avion militaire lors d’une évacuation de Kaboul, sur cette photo prise le 19 août 2021 US MARINES/via REUTERS

DÉCRYPTAGE – Après la chute de Saïgon et la prise de l’ambassade américaine à Téhéran, l’évacuation de la capitale afghane est un nouveau coup dur pour les États-Unis.

Ce devait être un retrait en bon ordre. Ce fut une déroute humiliante. En quelques journées d’août 2021, l’intervention américaine en Afghanistan, la plus longue guerre de leur histoire, s’est achevée par un fiasco éclatant, dont ils portent la principale responsabilité.

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Pris par surprise par l’avance fulgurante des talibans, la décomposition de l’armée afghane, qu’ils avaient entraînée et équipée à grands frais, et l’effondrement soudain du gouvernement d’Ashraf Ghani qu’ils comptaient laisser derrière eux, les Américains ont dû évacuer précipitamment leur ambassade et leurs ressortissants de Kaboul. Pis, ils ont dû mener cette opération en demandant la protection de leurs ennemis, les talibans, qui leur ont fixé la date du 31 août comme fin non négociable de leur présence. Les scènes de panique et de chaos à l’aéroport Hamid-Karzaï de Kaboul servent d’épilogue à l’expédition américaine dans ce pays.

Joe Biden et son Administration ont présenté ces dernières semaines cette évacuation comme

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