La Russie prise dans les griffes de son passé communiste et impérial

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Une cérémonie de commémoration du 97e anniversaire de la mort de Lénine à Moscou en janvier dernier. KIRILL KUDRYAVTSEV/AFP

GRAND RÉCIT – L’URSS est morte sans un coup de feu, le 25 décembre 1991, quand Mikhaïl Gorbatchev a démissionné de son poste de président. Mais son cadavre bouge encore et menace l’Ukraine.

Il est 17 heures à Moscou, ce 25 décembre 1991 et Andreï Gratchev, porte-parole de Mikhaïl Gorbatchev, vit le «jour le plus long» de son existence. Face à lui, au cœur du Kremlin, son patron, le président de l’Union soviétique, s’apprête à démissionner. Après une très mauvaise nuit, Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev est arrivé dans sa ZIL de fonction, accompagné des deux colonels porteurs de la valise des codes nucléaires. Depuis que le 8 décembre, le président russe Boris Eltsine et ses homologues ukrainien et biélorusse ont signé un accord précipité dans le secret de l’épaisse forêt de Belovejski, qui met en place une communauté d’États indépendants et fait de l’Union soviétique une coquille vide. L’homme est un roi Lear, isolé dans son bureau présidentiel où le téléphone sonne rarement.

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À l’heure de la chute, Mikhaïl Gorbatchev s’efforce néanmoins de faire bonne figure dans son costume noir à fines rayures face à ses collaborateurs et au journaliste vedette d’ABC, Ted Koppel, qui est arrivé…

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