L’Afghanistan, un pays accro à l’aide internationale et à la culture du pavot

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Des fermiers afghans récoltent de l’opium brut dans un champ de la province de Jalalabad. Parwiz Parwiz/REUTERS

DÉCRYPTAGE – Depuis cinq ans, 84% des drogues opiacées vendues dans le monde sont produites en Afghanistan.

Près de la moitié du PIB, jusqu’aux trois quarts des ressources de l’État afghan… L’aide internationale est depuis deux décennies la principale source de revenus de l’Afghanistan. Entre les financements militaires et les nombreuses aides versées par les États-Unis, le Japon ou encore la Banque mondiale, Kaboul reçoit chaque année des milliards depuis fin 2001.

L’Union européenne, en particulier l’Allemagne, un très gros donateur qui verse 430 millions d’euros par an, y contribue à hauteur de près de 800 millions de dollars, avance Torek Farhadi, ex-économiste au FMI et à la Banque mondiale et ex-conseiller de l’ancien président Hamid Karzaï. À ces sommes, s’ajoutent quelque 800 millions de dollars envoyés chaque année par les Afghans vivant à l’étranger. De leur côté, les talibans reçoivent un quart de milliard de dollars de leurs admirateurs islamistes, États et riches particuliers du golfe Persique et du Pakistan.

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