Lancement de la juridiction spécialisée dans les «cold cases»

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Selon le rapport présenté en 2019 par Jacques Dallest, sur les 800 crimes de sang commis chaque année en moyenne en France, 300 non résolus dorment dans les 500 cabinets d’instruction français 140504240/AA+W – stock.adobe.com

Ses contours précis seront dévoilés ce mercredi. Deux candidates, juges d’instruction de renom et de talent, sont en lice pour la diriger.

La Chancellerie met la dernière main à la fameuse juridiction entièrement dévolue aux «cold cases», ces «affaires classées», qui n’ont jamais été résolues. Éric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux, en dévoilera les contours précis ce mercredi. Son principe avait été acté lors de la discussion de la loi confiance dans la justice, en mai dernier. Il ne manque plus, pour l’installer, qu’un décret en Conseil d’État.

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Le projet avait été lancé il y a un an par les magistrats Jacques Dallest, procureur général de Grenoble, et Sabine Kheris, juge d’instruction. Alors en charge de l’affaire Estelle Mouzin, elle s’était distinguée par sa remarquable instruction du dossier, qui avait permis de remonter jusqu’à Michel Fourniret, l’ogre des Ardennes. Il n’a pas fallu longtemps au ministre de la Justice pour suivre les recommandations de ces deux magistrats, son passé d’avocat pénaliste n’étant pas été étranger à l’affaire.

Après bien des interrogations, cette nouvelle juridiction nationale sera centralisée…

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