Le bras de fer entre l’UE et la Pologne risque d’aggraver la fracture avec le groupe de Visegrad

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Charles Michel, le président du Conseil européen, et les membres du groupe Visegrad, qui fêtaient les 30 ans de leur union, lors d’une conférence de presse en février à Cracovie, en Pologne. BARTOSZ SIEDLIK/AFP

ANALYSE – Dans son différend avec Bruxelles, Varsovie peut compter sur les soutiens de la Hongrie, Tchéquie, et Slovaquie. Ce groupe cause l’embarras des institutions européennes.

La manière forte avec la Pologne est-elle la bonne solution? Entre «l’échec collectif» que représenterait le recours à des «outils de pression» pour essayer de remettre le gouvernement populiste de Varsovie dans le droit chemin européen, selon les mots du secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune, et le fait d’assister, sans rien faire, «en spectateurs, au délitement du projet politique européen», le chemin du dialogue et de la conciliation est étroit.

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Si la Commission européenne peut difficilement ne pas réagir quand un pays de l’Union viole le droit européen, elle prend aussi le risque, en imposant de lourdes sanctions, d’attiser le mécontentement des Polonais et de creuser les divisions entre l’est et l’ouest du continent. C’est la raison pour laquelle Angela Merkel, laissant apparaître l’embarras de l’Allemagne, a prôné la semaine dernière le dialogue plutôt qu’un durcissement.

En s’enfermant dans son conflit avec l’Union européenne, la Pologne joue avec le feu. Mais en

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