Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit vendredi après le tir de missile nord-coréen

Par Le Figaro avec AFP

Publié , Mis à jour

Avec ce nouveau tir jeudi, Pyongyang rompt un moratoire qu’elle observait depuis 2017-2018 (photo d’illustration). AFP

La Corée du Nord a tiré jeudi un missile balistique intercontinental (ICBM) dans la zone maritime économique exclusive du Japon.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir vendredi au lendemain du lancement par la Corée du Nord d’un missile balistique intercontinental, Pyongyang rompant ainsi un moratoire qu’elle observait depuis 2017-2018. Les Nations unies, par la voix du porte-parole du secrétaire général Antonio Guterres, ont «condamné» jeudi «avec force» ce tir, poussant les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Albanie, l’Irlande et la Norvège à demander une réunion du Conseil de sécurité, laquelle se tiendra vendredi à partir de 15H00 (19H00 GMT), selon l’ONU et des diplomates.

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«Le lancement d’un missile de longue portée fait courir le risque d’une escalade des tensions importantes dans la région. Le secrétaire général presse la RPDC (République populaire démocratique de Corée) de ne pas entreprendre davantage d’actions contre-productives», a prévenu le porte-parole d’Antonio Guterres, Stéphane Dujarric. Le secrétaire général de l’ONU «réaffirme son engagement à travailler avec toutes les parties pour chercher une solution pacifique et diplomatique en vue d’une dénucléarisation complète et vérifiable de la Péninsule coréenne», a ajouté son porte-parole.

La Corée du Nord a tiré jeudi un missile balistique intercontinental (ICBM) dans la zone maritime économique exclusive du Japon. Le président sud-coréen Moon Jae-in a confirmé par la suite que le projectile lancé par Pyongyang en direction de la mer du Japon était bien un ICBM.

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Les États-Unis ont annoncé dans la foulée l’imposition de nouvelles sanctions sur des entités russes et nord-coréennes après le tir par Pyongyang d’un missile balistique intercontinental dans la zone maritime économique exclusive du Japon. Les cibles de ces dernières sanctions sont accusées de «transférer des éléments sensibles à destination du programme de missile de la Corée du Nord», a indiqué le département d’État dans un communiqué. «Ces mesures font partie de nos efforts continus visant à entraver la capacité de la RPDC (République populaire démocratique de Corée) à faire avancer son programme de missile et soulignent le rôle néfaste joué par la Russie sur la scène mondiale» par une telle assistance, poursuit le communiqué.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un observait un moratoire sur ce type de tirs de missiles depuis fin 2017, lorsque, fin novembre de cette année-là, ses forces armées avaient testé un nouveau type d’ICBM, le Hwasong-15, susceptible de transporter «une ogive lourde extra-large» capable de frapper tout le territoire continental américain. Comme son prédécesseur, le Hwasong-14, cet ICBM est conçu pour porter des charges nucléaires. À l’époque, Kim Jong Un avait proclamé que son pays était devenu un État nucléaire à part entière. Fin avril 2018, Kim Jong Un avait officialisé le moratoire sur les essais nucléaires et les tirs de missiles balistiques à longue portée en affirmant que ses objectifs étaient atteints.

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