Le Japon, ce pays mondialisé mais fermé sur lui-même

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Par Régis Arnaud

Publié , Mis à jour

Le premier ministre japonais Fumio Kishida (ici le 21 décembre, à Tokyo), doit bientôt annoncer la prolongation de la fermeture des frontières du pays. POOL/REUTERS

DÉCRYPTAGE – La pandémie a révélé que l’archipel cultive toujours son isolationnisme et qu’il ne cherche pas à intégrer les étrangers.

Tokyo

Tout juste intronisé premier ministre, Fumio Kishida, à la réputation falote, bombe le torse face au virus Omicron et annonce: «J’ai décidé de restreindre l’entrée des étrangers du monde entier.» Après s’être claquemuré depuis le printemps 2020, l’Archipel avait entrouvert ses portes début novembre ; Fumio Kishida les referme trois semaines plus tard. Expatriations gelées, chantiers interrompus, plans d’études en berne, familles coupées en deux…

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La nouvelle met en rage, outre les touristes, les étrangers – hommes d’affaires, ingénieurs et étudiants dont l’activité est ici. Mais les autochtones applaudissent: 88 % des Japonais approuvent la fermeture des frontières, à la fois protectrice et indolore pour eux. S’ils critiquent leur gouvernement, c’est pour ne pas en faire assez. «Les services de l’immigration sont plutôt compréhensifs, vu la clameur populaire», observe une avocate dont la clientèle est étrangère. Fumio Kishida doit incessamment annoncer la prolongation de la fermeture…

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