Le procès des sondages de l’Élysée débute sans Sarkozy

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Par Paul Sugy

Publié , Mis à jour

Sur le banc des prévenus se retrouvait la garde rapprochée de l’ancien chef de l’État: son ex-secrétaire général Claude Guéant, Emmanuelle Mignon, qui était alors directrice de cabinet, Julien Vaupré, ancien conseiller, et Patrick Buisson, accusé, tout comme Pierre Giacometti, de recel de favoritisme. THOMAS COEX/AFP

Il s’est ouvert lundi après-midi devant la 32e chambre du Tribunal de Paris, douze ans après le premier rapport de la Cour des comptes qui épinglait les services présidentiels.

«J’ai l’impression de me retrouver à nouveau plongé dans les débats d’il y a dix ans»: de l’aveu même de Jérôme Karsenti, l’avocat de l’association Anticor, il flottait comme un air de déjà-vu à l’ouverture du procès de cinq anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite «des sondages de l’Élysée».

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Il s’est ouvert lundi après-midi devant la 32e chambre du Tribunal de Paris, douze ans après le premier rapport de la Cour des comptes qui épinglait les services présidentiels. Sur le banc des prévenus se retrouvait la garde rapprochée de l’ancien chef de l’État: son ex-secrétaire général Claude Guéant, Emmanuelle Mignon, qui était alors directrice de cabinet, Julien Vaupré, ancien conseiller, et Patrick Buisson, accusé, tout comme Pierre Giacometti, de recel de favoritisme. Il est reproché aux deux ex-conseillers du président d’avoir facturé, durant le quinquennat, des sondages commandés sans appel d’offres. Patrick Buisson est aussi jugé pour abus de biens sociaux, car le parquet

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