Les imams seront-ils vraiment républicains?

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Le Conseil national des imams et le Conseil français du culte musulman pourront-ils cohabiter et travailler ensemble? PATRICK KOVARIK/AFP

ANALYSE – Un Conseil national des imams doit bientôt voir le jour dans un contexte où d’autres interlocuteurs revendiquent la légitimité de la formation d’imams républicains compatibles.

L’installation du Conseil national des imams (CNI) porté par Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), prévue le 9 janvier, est reportée pour cause de Covid.

L’idée d’une telle instance s’est imposée avec le discours d’Emmanuel Macron aux Mureaux, en octobre 2020, sur le sujet du séparatisme islamiste. Le président chargeait le CFCM, interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, de cette mission. L’objectif du gouvernement est clair: contenir l’expansion du fondamentalisme et des influences religieuses étrangères dans les mosquées en encadrant la formation des imams sur le sol français. L’initiative fait sens, mais peine à trouver consensus au sein des représentants du culte musulman qui se disputent la légitimité de deux projets avec des divergences majeures.

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La signature de la «charte des principes pour l’islam» en est une. Condition imposée par l’exécutif, elle provoque une polémique au sein du CFCM, car trois organisations qui le composent refusaient…

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