Les ravages de la ruée vers l’or dans l’Amazonie vénézuélienne

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Par Patrick Bèle

Publié , Mis à jour

Dans la forêt amazonienne, des mineurs cherchent de l’or en février 2017 près d’El Callao, dans l’État vénézuélien de Bolivar, au nord du parc national de Canaima classé au patrimoine naturel de l’Unesco. JUAN BARRETO/AFP

REPORTAGE – Le lancement de l’Arco Minero par le président vénézuélien Nicolás Maduro a attiré dans l’Amazonie une foule de chercheurs d’or, mais aussi de guérillas, de politiciens corrompus et de militaires. Cette invasion met en péril la survie de 35 ethnies indiennes, ainsi que l’extraordinaire biodiversité de la forêt.

Envoyé spécial dans l’Amazonie vénézuélienne

El Dorado, Tumeremo, Las Claritas, El Callao, dans l’État de Bolivar, en pleine forêt amazonienne vénézuélienne, tous les commerçants sont équipés de petites balances de précision. Ici, on paie en milligrammes d’or, le «punto». «Quatre bières pour 1 punto», proclame une affichette. D’une main experte, ils cisaillent les cailloux d’or à l’aide d’une petite pince puis en déposent les morceaux dans des godets pour les peser. Sur la carte des restaurants, trois prix sont indiqués: le premier en dollars, le second en milligrammes d’or jaune, le troisième en milligrammes d’or vert, ce dernier étant d’une moindre pureté.

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L’État de Bolivar est devenu le quatrième bloc de l’Arco Minero del Orinoco, l’AMO, après la publication en janvier 2016 d’un décret du président Nicolás Maduro. Ce dernier expliquait vouloir développer l’activité minière et mieux la réguler. La région regorge de ressources minières: or, argent, coltan ou diamants. Le décret permettait…

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