Les talibans triomphent dans Kaboul rongée par l’angoisse

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Par Margaux Benn

Publié , Mis à jour

Des combattants talibans de l’unité Fateh Zwak célèbrent avant de prendre d’assaut l’aéroport de Kaboul, en brandissant des armes, de l’équipement et des uniformes fournis par les Américains après que l’armée ait terminé son retrait, mardi. Marcus Yam/Los Angeles Times via Getty Imag

REPORTAGE – Au lendemain du retrait des derniers soldats américains, les miliciens islamistes paradent, omniprésents et imprévisibles, avec les armes abandonnées par l’ennemi.

Envoyée spéciale à Kaboul

L’histoire gardera peut-être, comme symbole d’un désastre, l’image verdâtre et un peu floue du major-général Chris Donahue, prise alors qu’il quittait l’aéroport de Kaboul, ultime soldat américain d’Afghanistan. La victoire complète des talibans, elle, est illustrée par ces films de combattants entrant, dans la nuit noire, sur ce même tarmac. Les «Badri 313», des forces spéciales, sont désormais équipées de pied en cap d’armes et d’uniformes américains.

Le bourdonnement du dernier avion militaire à peine éteint, peu après une heure du matin, un vacarme assourdissant de rafales de tirs automatiques déchire la nuit. Des salves de victoires tirées par les talibans zèbrent le ciel noir de fils rouges de balles traçantes. À un checkpoint disposé sur un carrefour entre des rues désertes, un jeune taliban d’une vingtaine d’années crie: «Les étrangers sont partis! On a gagné, grâce à Dieu!» Au bout d’une heure la fusillade se meurt, pour laisser place à une mélopée de musique

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