L’exécutif condamne les hommages appuyés des dirigeants corses à Yvan Colonna

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Par Loris Boichot

Publié , Mis à jour

Le locataire de l’hôtel de Beauvau a peu goûté l’hommage appuyé du président du Conseil exécutif de l’île à Yvan Colonna, condamné à la perpétuité pour l’assassinat du préfet Érignac. PASCAL POCHARD-CASABIANCA/AFP

À entendre les responsables autonomistes, c’est la mémoire de l’enfant du pays qui est saluée, et non celle de l’homme définitivement condamné en 2011 pour la mort d’un préfet.

Ils se sont quittés sur un accord. Mais la mort d’Yvan Colonna a réveillé leurs désaccords. Moins d’une semaine après avoir mené de longues discussions à Ajaccio, jusqu’à acter avec lui la promesse d’une évolution du statut de la Corse d’ici la fin de l’année, le ministre de l’Intérieur a décidé de durcir le ton contre l’autonomiste Gilles Simeoni.

Le locataire de l’hôtel de Beauvau a peu goûté l’hommage appuyé du président du Conseil exécutif de l’île à Yvan Colonna, condamné à la perpétuité pour l’assassinat du préfet Érignac. Dans son viseur: les drapeaux de la collectivité de Corse mis en berne mardi, au lendemain de la mort du militant nationaliste de 61 ans, des suites de son agression le 2 mars par un codétenu djihadiste. Cet égard est «une sorte d’insulte pour la famille Érignac, pour l’État français, pour les représentants de l’État», a déclaré Gérald Darmanin jeudi dans l’émission «C à vous» sur France 5, à la veille des funérailles organisées à Cargèse (Corse-du-Sud). Dès mercredi…

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