Liban: les réfugiés, oubliés de la campagne vaccinale

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Par Muriel Rozelier

Publié , Mis à jour

À Chatila (ici en mai dernier), où vivent environ 25 000 personnes dans 1 km², les immeubles s’imbriquent les uns dans les autres et la promiscuité favorise la propagation de l’épidémie. ANWAR AMRO/AFP

REPORTAGE – Malgré la gratuité du dispositif, les habitants des camps sont les moins vaccinés et les plus explosés en cas de nouvelle vague.

De Beyrouth

Cela fait des semaines que Layali, Palestinienne du camp de Chatila à la périphérie sud de Beyrouth, hésite. Se faire vacciner ou pas? Toujours pas décidée, elle participe avec une dizaine d’autres femmes à une séance de questions-réponses autour du Covid-19 que l’association palestinienne Beit Atfal Assumoud organise. «Je ne me sens pas à l’aise avec l’idée du vaccin. J’ai peur de ne plus avoir d’enfants. On dit que ça bloque la fécondité pendant deux ans.»

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Sa remarque fait sourire ses voisines, qui craignent elles aussi ces «effets secondaires» largement relayés dans les groupes WhatsApp. Ici, on dit que Pfizer rend stérile et qu’AstraZeneca injecte en secret une puce électronique d’identification. «Qui me dit que les conditions d’entreposage des vaccins sont correctes au Liban?», s’inquiète Khouloud aussi méfiante, mais davantage terre à terre. À toutes, les travailleurs sociaux de l’association répondent avec calme, rappelant les faits connus, avouant ceux qu’on ignore encore.

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