Ligue 1 : le coup de pompe du RC Lens avant les fêtes

Renversés à Nice (2-1) mercredi soir, les Sang et Or n’ont plus gagné depuis un mois et demi en championnat. Une dynamique qui s’explique par des scénarios contraires qui se répètent.

La dure loi des séries. Irrésistible avant la trêve internationale de novembre, le RC Lens n’a plus gagné depuis. Un mois sans victoire en Ligue 1 et une répétition de scénarios contraires, comme à Nice ce mercredi (1-2), point d’orgue d’une fin de première partie de saison où le club artois s’est sérieusement essoufflé. Selon un scénario propre à leurs cinq derniers matches (trois nuls, deux défaites), les Nordistes menaient au score à l’Allianz Riviera grâce à une réalisation d’Arnaud Kalimuendo avant le repos (30e), avant de se faire rejoindre puis dépasser par les Aiglons, comme à Nantes deux semaines plus tôt (2-3), renversés par les Canaris alors qu’ils comptaient deux buts d’avance à la mi-temps.

«Cela a peut-être créé un peu de doutes par rapport aux scénarios de ces derniers temps, a convenu après la défaite à Nice l’entraîneur Franck Haise sur la chaîne du club. La confiance est un peu altérée. C’est frustrant de ne pas prendre au moins un point et de voir ces scénarios se répéter, mais ça fait partie du football.» Le festival contre Troyes le 5 novembre dernier (4-0), qui installait Lens comme un emballant dauphin du PSG au soir de la 13e journée, paraît désormais bien loin. Dorénavant, c’est bien l’OGC Nice qui termine la phase aller derrière le PSG, six points devant des Lensois qui n’auront pris que trois points sur 18 possibles depuis mi-novembre.

En quête de stabilité défensive

Plusieurs pistes peuvent servir à expliquer cette nette baisse de régime, matérialisée par un rythme de relégable seulement supérieur à ceux de Lorient (19e) et Saint-Etienne (20e). À commencer par une solidité défensive mise à mal depuis la déroute à Brest le 21 novembre (0-4), point de départ de la série noire. Hormis le match nul arraché à Bollaert par le PSG (1-1, 4 décembre), les Sang et Or ont toujours encaissé au moins deux buts par match (14 buts encaissés en six matches). Un mal auquel avait tenté de répondre Haise pour le déplacement à Nice, en installant un système qui correspondait plus à une défense à cinq, contrairement à trois habituellement, afin de bloquer les couloirs azuréens. Mais sous la pression des locaux, la défense artoise a fini par plier après l’heure de jeu.

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Réinstallé devant la défense depuis deux matches, le capitaine Yannick Cahuzac voit par ailleurs sa responsabilité engagée sur les deux buts des Aiglons (63e, 79e), où il a manqué de promptitude. Symptomatique d’une équipe moins tranchante et qui a toutes les peines du monde à finir ses matches… et la phase aller. Même si les Nordistes restent fidèles à leurs velléités offensives (8 buts marqués lors des cinq derniers matches). «On n’est pas largué dans le jeu mais on doit faire un peu plus, exhorte Haise. C’est clair qu’il y a six matches, je pensais qu’on passerait la barre des 30 points mais il y a un peu de déception.»

Derby du Nord pour débuter 2022

À l’heure de faire les comptes, Lens est rentré dans le rang (9e, 27 points), loin de ses standards du début de saison et même en retard sur son bilan de la saison dernière (30 points). Le voisin et ennemi lillois, qui a eu du mal à digérer son titre de champion de France, est même passé devant avant la trêve hivernale, au prix de son succès au mental à Bordeaux (3-2). Les deux équipes se retrouveront d’ailleurs pour le premier rendez-vous de 2022, le 4 janvier prochain, en 16es de finale de Coupe de France.

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Une échéance déjà capitale. «On va avoir quelques jours pour récupérer, à commencer par les joueurs, souffle le technicien artois. Je leur ai dit de revenir avec beaucoup d’appétit et d’ambition dans quelques jours. Ça va être à nous de revenir à une dynamique positive. Il va falloir attaquer 2022 avec les dents longues.» Seul écueil, le RCL s’apprête à perdre des éléments moteurs avec l’échéance de la CAN (9 janvier-6 février), à commencer par son milieu Seko Fofana, qui figure parmi les tout meilleurs joueurs de l’élite. Mais les Lensois sont prévoyants, en témoigne la signature anticipée du milieu de terrain norvégien Patrick Berg (24 ans), qui devrait apporter son écot à un Racing en quête d’une nouvelle dynamique en 2022. Car au regard de cette première partie de saison, la place du RCL se situe bien plus au nord au classement.