L’intriguant silence de Noursoultan Nazarbaïev, un ex-président en embuscade

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Par Cyrille Louis

Publié , Mis à jour

Noursoultan Nazarbaïev (ici, en 2018, à Pékin), qui régna pendant trois décennies sur le Kazakhstan,ne s’est pas encore exprimé publiquement depuis le début des manifestations qui ébranlent le pays. GREG BAKER/AFP

PORTRAIT – Les émeutes au Kazakhstan visent le «père de la nation» et non l’actuel président Kassym-Jomart Tokaïev.

Son silence est assourdissant. Noursoultan Nazarbaïev, qui régna pendant trois décennies sur le Kazakhstan jusqu’à sa démission surprise, en mars 2019, au profit d’un successeur alors décrit comme un apparatchik falot mais d’une loyauté indéfectible, ne s’est pas exprimé publiquement depuis le début des manifestations qui ébranlent son pays. Pourtant, à Almaty comme dans de nombreuses autres villes, c’est bien le «père de la nation» et non l’actuel président Kassym-Jomart Tokaïev, qui est symboliquement pris pour cible. À Taldy-Korgan, dans le sud-est du pays, sa statue a été renversée de son piédestal par les manifestants. Et dans de nombreux cortèges, le slogan «Shal, ket!» («dehors vieil homme!») qu’entonne la foule ne laisse guère de doute sur l’objet de sa vindicte…

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Ce mot d’ordre n’est pas totalement nouveau. En 2014, déjà, il avait retenti à Almaty en marge de rassemblements contre la brusque dévaluation de la devise nationale. Une poignée de femmes, brandissant leur culotte pour…

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