L’invasion du Capitole, moins un coup d’État trumpiste que l’échec de la police

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Par Vincent Jolly

Publié , Mis à jour

Des manifestants envahissent le Capitole, le 6 janvier 2021. Brent Stirton/Getty images pour Le Figaro Magazine

Un an après les événements, notre reporter qui était sur place revient sur cette journée inédite où les institutions américaines ont vacillé, sans que les manifestants soient animés par une préméditation insurrectionnelle.

« SeeYouJanuary6th » : rendez-vous le 6 janvier. La phrase est imprimée sur une feuille blanche collée à la hâte sur une table de l’espace dédié aux journalistes lors d’un meeting de Donald Trump à Dalton, en Géorgie. Nous sommes le 4 janvier 2021 et la foule rassemblée ce soir-là affiche une ferveur qui n’a d’égal que leur mauvaise foi face aux résultats de l’élection présidentielle remportée par Joe Biden. « Si vous ne vous battez pas avec vous ce que vous avez pour sauver votre pays, vous n’aurez plus de pays du tout », assène le président sortant à la foule qui acclame chacune de ses phrases. « Les démocrates essayent de nous voler la Maison Blanche – vous ne pouvez pas les laisser faire », insiste Trump. Nous sommes à 48 heures de l’invasion du Capitole et personne, à ce moment là – ni la centaine de journalistes présents sur place ni les partisans de Donald Trump et ni le président lui-même – n’est alors en mesure d’imaginer de ce qui va se dérouler au Parlement…

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