L’Irak n’a toujours pas de gouvernement

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Un Irakien brandit un portrait du leader chiite Moqtada al-Sadr, dont le courant est sorti vainqueur du scrutin législatif avec 73 députés sur 329, pendant la prière du vendredi dans le quartier de Sadr City, le 3 décembre, à Bagdad. AHMAD AL-RUBAYE/AFP

À quelques jours du départ des forces combattantes américaines, aucun consensus ne se dégage entre les partis

Deux mois et demi après les élections législatives – les premières de l’histoire irakienne à s’être déroulées sans fraudes majeures -, le pays n’a toujours pas de gouvernement, les formations politiques étant engagées dans d’interminables négociations en vue de choisir l’équipe ministérielle et un premier ministre pour la diriger. Une impasse qui rappelle la situation au Liban, autre pays du Moyen-Orient où le système confessionnel de partage des pouvoirs conduit souvent à une paralysie des institutions.

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À Bagdad, l’équation se complique par la présence résiduelle des terroristes de Daech, qui frappent encore sporadiquement, alors que les forces combattantes américaines ont déjà quitté l’Irak, quelques jours avant la date d’expiration du délai, que Joe Biden avait fixée au 31 décembre prochain.

Sorti vainqueur du scrutin législatif avec 73 députés sur 329, le courant du leader chiite Moqtada al-Sadr apparaît comme l’arbitre des discussions pour former un gouvernement. Un gouvernement «de…

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