L’Ukraine fracturée entre la nostalgie de l’ancien monde soviétique et la volonté d’indépendance

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Par Anna Darroman

Publié , Mis à jour

Des morceaux du Monument à la gloire des forces armées de l’URSS posés dans la cour du Musée de la Terreur, à Lviv, où seuls 10 % de la population est nostalgique de la période soviétique. Anna Darroman

REPORTAGE – La mémoire de l’URSS est d’autant plus morcelée que le Kremlin utilise activement cette nostalgie à son profit pour rallier les Ukrainiens à sa cause.

Envoyée spéciale à Kharkiv et Lviv

À Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, l’immeuble de Natalia un des nombreux bâtiments d’habitation construits à la chaîne pour les ouvriers dans les années 1970-1980, n’a pas beaucoup changé depuis la période soviétique. Dans l’appartement exigu mais confortable, des affaires s’entassent dans chaque recoin. Natalia Khristian, petite femme blonde aux traits fins, y habite avec son mari, ses deux enfants et sa mère, Valentina. Cette dernière, ingénieur pétrolière devenue mère de famille à plein temps, est née à Saratov, en Russie, à 850 kilomètres à l’est de Kharkiv, où elle a épousé son mari ukrainien et élevé ses cinq enfants.

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La mère et la fille se souviennent de l’effondrement d’une partie du monde, «leur» monde, trente ans plus tôt. En décembre 1991, l’Union soviétique ne se résume plus qu’au Kazakhstan et à la Russie, qui tardent à déclarer l’indépendance. En août déjà, alors que Le Lac des cygnes défile en boucle à la télévision, les habitants de l’Union…

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