Mémoire: à Richmond, la guerre des statues n’a pas eu lieu

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Glenn Youngkin et Terry McAuliffe, les deux candidats au poste de gouverneur de Virginie. ANNA MONEYMAKERWIN MCNAMEE/AFP

Plus d’un siècle après leur érection, les statues des héros confédérés qui décoraient l’une des plus célèbres avenues de l’ancienne capitale de la Confédération ont toutes été enlevées.

Sur monument avenue ne restent que des piédestaux couverts de graffitis. Le mouvement de protestation suscité par la mort de George Floyd à l’été 2020 a remporté la bataille de la mémoire à Richmond. Plus d’un siècle après leur érection, les statues des héros sudistes qui décoraient l’une des plus célèbres avenues de l’ancienne capitale de la Confédération ont toutes été enlevées. La plus monumentale, celle du général Robert E. Lee, a été la dernière à être déposée, le 8 septembre dernier, après plus d’un an de litige.

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Sous les applaudissements de centaines de spectateurs, l’imposante statue équestre du général a été soulevée de son piédestal, avant d’être découpée en deux morceaux et emportée vers un lieu inconnu. Au milieu de l’esplanade circulaire ne reste que le socle, couvert de peinture et de slogans, qui avait servi à projeter le portrait de George Floyd pendant les manifestations. La place, devenue le lieu de ralliement des militants de gauche et d’une kermesse semi-permanente, est

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