«Mon patron m’a laissé des cicatrices sur tout le corps» : l’esclavage en France, invisible mais bien réel

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Par Steve Tenré

Publié , Mis à jour

Entre 300 et 500 victimes d’exploitation par le travail sont enregistrées chaque année par les forces de l’ordre (photo d’illustration). YASUYOSHI CHIBA / AFP

ENQUÊTE – Des centaines de personnes exploitées par le travail sont repérées chaque année dans l’Hexagone. Réduites en servitude, elles souffrent d’employeurs insensibles et manipulateurs.

Une «stratégie nationale» dévoilée le 9 novembre dernier, une «dizaine de plans d’action interministériels» depuis 2013, et une «plateforme numérique de signalements » lancée par la gendarmerie mi-décembre: le gouvernement français ne cesse, depuis quelque temps déjà, d’intensifier la lutte contre l’exploitation par le travail, communément appelée «esclavage moderne».

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Chaque année depuis 2016, entre 300 et 500 victimes d’emploi forcé, de conditions de travail indignes ou de réduction en servitude sont enregistrées auprès des services de police et de gendarmerie. «Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg», confie au Figaro le capitaine Miet, de l’Office central de lutte contre le travail illégal. «De nombreuses victimes n’osent pas dénoncer leur quotidien par méconnaissance de leurs droits ou par crainte des conséquences», confirme son colonel, Dominique Lambert.

«Monsieur Simon»

Les témoignages sont rares, mais Le Figaro a pris connaissance de plusieurs cas de victimes avérées ou supposées d’esclavage…

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